Unsere Website verwendet Cookies, die uns helfen, unsere Website zu verbessern, einen bestmöglichen Service zu bieten und ein optimales Kundenerlebnis zu ermöglichen. Indem Sie auf Akzeptieren klicken, erklären Sie sich damit einverstanden, dass Ihre Cookies für diesen Zweck verwendet werden 
» Mehr über Cookies erfahren Sie in unserer Datenschutzerklärung

La famille

 

Lorsque Peter Diel acheta en 1802 le Domaine des Barons von Dalberg, il ne se doutait pas que s´écrirait une histoire de plus de 200 ans dans le monde du vin. La sixième génération composée d´Armin et Monika Diel s´est concentrée sur la plantation de riesling, tandis que la septième avec Caroline Diel, oenologue, apporte des connaissances plus techniques.  Depuis 2006, Caroline travaille en étroite collaboration avec le maître de chais Christoph Friedrich, soutenue sur le plan commercial par son mari Sylvain et son frère Victor. 

Arbre généalogique de la famille Diel


Caroline Diel

Une vie dédiée au vin

Caroline Diel est née le 5 Mars 1980 à Münster  en Westphalie. Elle grandit à Burg Layen avec ses parents et son frère, suite à leur installation au Domaine familial. Elle achève sa scolarité primaire à Rümmelsheim, et fréquente le collège Hildegarde de Bingen. Elle passe ensuite son baccalauréat au lycée Robert-Louis Stevenson à Pebble Beach en Californie.
En vue d´un apprentissage dans le domaine de la gastronomie, Caroline effectue différents stages aussi bien à l´Hotel Bareiss que chez Johann Lafer, mais se décide tout de même pour une carrière dans la viticulture.  S´en suivent alors différentes expériences comme au Château Pichon-Lalande à Bordeaux, ainsi que dans des vignobles allemands réputés tels que Robert Weil, Toni Jost et Dr. Deinhard. Durant ses études à Geisenheim, Caroline continue d´acquérir des compétences  lors  de différentes haltes telles la maison de champagne Ruinart à Reims ou bien le Domaine de la Romanée-Conti en Bourgogne.

Le sujet de son mémoire de fin d´études s´est porté sur l´analyse de l´influence du temps de macération sur la qualité définitive du vin. Caroline a alors effectué son dernier stage au Domaine Rebholz. S´en suit une courte période dans le vignoble paternel… Notre jeune diplômée se remet alors en route mais cette fois pour l´Autriche et le château Halbturn dans le Niedlersee,  pour ensuite partir en Afrique du Sud dans le Domaine Vergelegen et  enfin finir en direction l´ile Neo-Zelandaise de Rippon Estate près du lac de Wanaka



 

 

 



L´été 2006 fut synonyme pour Caroline de retour au Domaine familial, à Burg Layen. Elle est responsable, aux côtés de l´expérimenté Maître de Chais Christoph Friedrich, aussi bien des vignes que de la production en cave.

Un an plus tard, Armin, son père, décide de la nommer associée au sein de la société. Depuis, ils dirigent ensemble le Domaine Diel qui s´est agrandit pour atteindre aujourd´hui quelques 25 hectares. Une nouvelle salle de presse a été inaugurée en 2013 afin de soutenir la croissance des vignobles.

 

Depuis 2008, Caroline est mariée à Sylvain Taurisson, français originaire de la région parisienne. Le couple s´est alors réjouit de l´arrivée de leurs trois enfants : Anouk a vu le jour en décembre 2010, suivie par Raphael en Avril 2012. Fin Juillet 2013, la petite Alice est venue compléter la famille.

L´histoire de la famille Diel

Le 19ème siècle

Le 11 septembre 1802, Johann Peter Diel fit un pas énorme de simple locataire et administrateur du Baron von Dalberg à celui de propriétaire indépendant. Le Domaine acheté, et surtout loué en fermage depuis des décennies par la famille Diel, est comme à l´accoutumée dans la région de la Nahe, une exploitation dite mixte. Conformément à l´évolution agricole de l´époque, les descendants de Johann Peter Diel se concentrèrent de plus en plus sur la production vinicole et le développement du vignoble. Forts de cette vision, ils se sont alors séparés de nombreuses terres peu propices à la vigne, pour acheter ou échanger contre des vignobles sur les communes de Dorsheim et Rümmelsheim.

En 1811 Johann Peter Diel lègue le Domaine à quatre de ses 13 enfants sous la forme d´une indivision successorale. Les quatre héritiers sont ses trois fils, Jacob August, Johann, Philipp et sa fille Agnès. Dans son propre testament daté du 31 octobre 1865, son fils Johann décrit cet héritage comme « un quart indivisible de sa propre possession ». Il évoque d´ailleurs aussi, de manière très formelle, qu´une partie de la grange construite avec son frère lui appartient. C´est en effet un investissement de taille pour l´époque qu´il était important de citer. Johann, qui comme son frère Jacob August est resté sans enfants et a entretenu des liens très étroits avec son frère Philipp I. Le fils de celui-ci, Johann (II) fut alors son filleul et désigné dans le testament cité ci-dessus comme héritier unique du quart de la maison et autre dépendances comme la cour, le jardin, la tour ou autres rochers attenants. Le reste des propriétés de Johann I sera distribué aux autres enfants de son frère Philipp. Johann a de manière explicite déshérité les autres membres de la famille. De plus, Jacob August semble avoir rédigé le même genre de testament que Johann, car plus tard, l´héritage de Philipp Diel (I) se définissait selon les exigences testamentaires de Johann et Jacob August.

Les fils de Philipp Diel, 1er du nom, Jakob, Joseph et Johann II ont participé à la guerre Austro-Hongroise de 1866. Dans une lettre envoyée des tranchées et datée du 16 Aout 1866, le sous-officier Jakob Diel (6. Compagnie, 2. Grenadier-Garde-Régiment de Corps) relate à son père Philipp I, comment il a rencontré de manière fortuite son frère Joseph avant de reprendre la route pour Prague.

Le 5 Avril 1868, Philipp Diel et son épouse Sofie, dans un acte de droit bien compliqué, confie leurs parts du Domaine Diel à leurs fils Jakob, Joseph, Johann II et Philipp (II). De ce fait, quatre frères Diel se partagent la propriété: Jakob pour 65 %,  Joseph et Philipp II avec chacun 5%, et depuis 1869 Johann II  avec 25 %, qui suite à la mort de son parrain Johann I se voit hériter donc d´un quart du gâteau. Ce leg n´est pas sans engendrer des disputes, ce qui ne fera qu´entraver la gestion du Domaine avant qu´un accord ne soit conclu.

Lorsque Jakob demande la main de sa future épouse Mademoiselle Maria Theresia, née Marx, c est un homme plutôt fortuné. Dans le contrat de mariage du 18 Août 1884, rédigé par le Notaire Schäfer, à Stromberg, on peut trouver la valeur de ses biens: 167.987,- Reichsmark en parts et autres possessions de la société „Firma Jakob & Joseph Diel“. Il est aussi précisé dans ce contrat, qu´en cas de décès de Jakob, une rente de 600 Reichsmark reviendrait à Maria Theresia.



 

Cette dernière se voit attribuer une retraite complémentaire de 600 Reichsmark, si elle décide de rester veuve ou bien si elle épouse en secondes noces un des frères de Jakob. Devrait-elle revivre un second veuvage, cette rente lui serait alors garantie si elle épousait le frère suivant…

Jakob Diel tout comme son frère Joseph, se met souvent en route à la rencontre de clients. Ces voyages les emmènent jusqu´à Berlin ou autres régions de l´ancienne Prusse: Brandenburg, Pommern, Danzig, Prusse de l´est, Rhénanie. Jakob transmettait ses commandes par courrier à son épouse Maria Theresia. Comme il était de coutume à cette époque, il s´adresse à sa femme par „Chère Madame“ et signe de son nom complet, à savoir „Votre Jakob Diel“. Certains de ces écrits datés d´entre 1886 et 1894 restent documentés. Ecrits riches en commandes de bouteilles ou autres vins en fût.

Les années de 1888 à 1893 marquent un chapitre difficile dans l´histoire du Domaine. Le 23 Juin 1888 se déclenche une grosse tempête qui entrainera l´inondation du château ainsi que toutes les caves de Jakob et Joseph Diel. Les eaux du ruisseau Layer avaient un courant si puissant que les fondations de l´ancien talus de la tour ont été emportées. Jakob Diel exhorte dans un écrit adressé à la communauté, la police, ainsi qu´à la Sous-Préfecture (Février à Juin 1889), d´agrandir l´écoulement du ruisseau. S´en suivi la construction d´un mur ayant pour but de soutenir le passage du ruisseau, mais ce sans demander l´avis du propriétaire des lieux: la famille Diel ! Comme aucun accord n´a pu être trouvé entre les deux parties, Joseph Diel au nom de la société Firma Jakob & Joseph Diel, décide d´attaquer en justice, jusqu´au Tribunal Superieur de Cologne. La commune de Rümmelsheim se pourvoit en révision, mais perd au profit de Joseph Diel en dernière instance à Leipzig.  Joseph, alors en voyage sur Ludwigslust, Mecklenburg apprend la bonne nouvelle et s´empresse d´écrire de manière manuscrite au dos d´un télégramme: „Dieu soit loué ! Gardez cette dépêche bien consciencieusement pour plus tard et pour l´utiliser dans tous les cas nécessaires. 27.3.1892  Jos. Diel“. Le 6. Mars 1893, la commune et la famille trouvent un accord  qui stipule la restauration des lieux comme à l´origine, ainsi que la construction d´un mur solide tout au long de la propriété Diel et jusqu´au voisin Wenz.



Misère financière des années 1890

Andreas Diel, un des plus jeunes frères de Jakob I et Joseph, habite les bâtiments en face du Domaine, à savoir l´actuel Domaine Winfried Pieroth. A son décès, le 8 Juin 1897, il laisse  pour dettes plus de 54.000,- Reichsmark sous forme d´hypothèques immobilières. Jakob et Joseph  reconnaissent à temps que les montants dépassent largement la valeur de la maison et des terres attenantes. 

20ème siècle: Les premières années de Jacob Diel

Afin d´éviter la vente judiciaire, Joseph Diel acquiert l´hypothèque des créanciers pour la somme de 58.205,28 Reichsmark, financée à hauteur de 27.000,- Reichsmark par la Volksbank de Bad-Kreuznach. Son frère Jakob participe aussi au redressement. Pour finir, Jakob, Joseph et Peter Diel achètent, lors des enchères a Kreuznach du 30 Juillet 1897, les terrains appartenant à leur défunt frère Andreas. Pour financer cette acquisition, d´autres crédits auprès de la Volksbank doivent être signés, sécurisés par les hypothèques de maisons et autres terrains.La banque Volksbank prend donc la main avant l´exécution de la vente judicaire sur tout le Domaine actuel, c est à dire, la maison et les terrains de Joseph Diel  (Nr. 179) ainsi que ceux de Jakob (Nr. 180).

Par pareille situation, Maria Theresia, veuve de Jakob, montre circonspection et clairvoyance commerciale. Elle fonde au nom de ses enfants une société indépendante de celle de Joseph Diel : „Jakob Diel Söhne“. Suite à de nombreuses négociations, le Notaire et ami de la famille, Maitre Golling, obtient suite à l´accord du juge des tutelles, que la veuve Maria Theresia obtienne un crédit auprès de la Volksbank de Kreuznach à hauteur de 10.000,- Reichsmark pour ses enfants mineurs tout en se portant garante. (Crédit du 9.7.1902). Dans le même texte, Joseph Diel se porte aussi caution pour une somme de 15.000,- Mark. Les membres des deux familles „se portent ainsi caution de manière solidaire pour toutes les obligations…“ Ces nouvelles conditions permettent d´obtenir un nouveau souffle financier pour continuer a diriger les sociétés „Joseph Diel“ et „Jakob Diel Söhne“, dans lesquelles Jacob alors âgé de 16 ans  collabore.

Seulement après trois années et suite à des économies et une gestion de la maison draconiennes de la part de la veuve de Jakob Diel et de son fils,  la Volksbank se voit racheter par la famille Diel des parts du Domaine à hauteur de 1000,- Reichsmark. Suite à la mort de Joseph Diel en 1912, Maria Theresia achète les terrains et la maison 179. Par sa fille Sophie II et  l´héritage commun de Jacob, Joseph et Philipp Diel (à partir de  1937), cette acquisition tombe alors aussi dans l´escarcelle  de Jacob Diel dans les années 60.


 

La mort de son père fut annoncée à Jacob, alors qu´il avait 12 ans, et effectuait ses années de collège sur Hannovre. S´en suivirent 4 années supplémentaires jusqu´à ce que sa mère Maria Theresia, ne décide de le faire revenir à Burg Layen, car elle ne pouvait plus gérer seule sur place : Il fallait quelqu´un pour s occuper du désastre financier cité ci-dessus mais aussi pour permettre à ses jeunes frères Andreas, Joseph et Philipp de suivre une formation. Rapidement, le jeune Jacob,  âgé alors de 16 ans, se familiarise avec les tâches agricoles, vinicoles et les techniques de cave qui lui incombent. Il est conseillé par  Heinrich Müller de Rümmelsheim. En 1905, Jacob deviendra auprès de sa mère, second directeur de la société Jakob Diel et fils.  Il reprend même les rênes des voyages à travers des provinces prussiennes instaurés par son père et son oncle Joseph.

Il devient soldat lors de la Première Guerre mondiale. Il reçoit la croix de fer pour son engagement sur le front de l´ouest. Et déjà, lors de son incorporation et durant sa formation en tant que sous-officier en 1917 à Hagenau/Alsace, il se prend d´intérêt pour les questions de politique générale et les problèmes entourant son statut.  Il parvient d ici la fin de la guerre et avec le soutien de sa mère, à recouvrer toutes les dettes et a financer une formation ainsi que des études à ses frères Joseph et Philipp, Andreas étant décédé en 1914. En Novembre 1918, Jacob Diel devient seul propriétaire de la maison 180, Maria Theresia quant à elle conserve la 179 qu´elle avait achetée en 1912 lors du décès de Joseph Diel (I).

Durant cette période, Jacob a travaillé dur et avec sévérité. Une austérité qui n´a pas été sans laisser de trâces auprès des ses frères et sœurs ou même enfants. Il était de plus très doué et doté d´une grande ambition. Celle-ci l´a poussé alors à occuper  son peu de temps libre a combler ses manques de formation ou scolaires.  

Sa vie entière, Jacob a tenté de palier ses déficits de manière autodidacte, lui qui n avait pas pu ni passer son bac ni poursuivre des études. Dès ses premières années au Domaine, il s est constitué une volumineuse bibliothèque: Les classiques allemands et autres historiens ont ses préférés. Il était même capable de jouer du piano sans avoir suivi un seul cours : Il empruntait les livres de musique de sa sœur Sophie et apprenait par lui-même ! Il en fut de même avec les échecs, jeu adoré auquel il s adonnait parfois seul faute de trouver un partenaire. Dans son jeune âge, il lui plaisait de se rendre au café du village pour jouer au Skat avec des voisins. Il excellait dans ce jeu. Son intérêt pour la justice a été lui aussi toujours croissant. Dans cette matière, il apprit énormément du Notaire Golling de Stromberg, ami de la famille Diel.



 

Sa plus grande passion restera la politique. Dès la fin de la Première Guerre Mondiale, Jacob Diel est membre du parti centriste. Ce parti politique catholique obtint ce nom suite à sa place dans l hémicycle: au centre! Dans le cadre de la Coalition de Weimar, le parti centriste est très actif depuis 1919 dans l adoption de la République de Weimar. Cette même année, Jacob rentre au conseil d´administration. Il est âgé de 32 ans. Dès le début de sa carrière politique et de par ses activités au sein de l´union agricole de Trêves, il s en voit nommé Vice-président et   représentant de la circonscription à Coblence.

Afin de servir son statut d´agriculteur et de vigneron, Jacob Diel se porte candidat et sera élu en 1921 en tant que représentant du Centre pour Kreuznach auprès du parlement prussien. Ses capacités le mèneront au comité directeur. Il sera de plus adjoint à la direction de la commission de politique agricole et membre de la commission des finances et du tourisme. Jacob Diel est donc au plus près de l´élite politique car le poids du parlement prussien en tant que représentant du peuple est considérable. La capitale Berlin devient le point central de ses activités politiques. Il y rencontre sa future épouse, Frieda Ella, née Walter. Les noces seront célébrées le 12 Mars 1923.

Ses réélections en 1924, 1928 et 1932 se déroulent sans difficulté. A partir de 1927, il se penche de manière intensive sur des problèmes qui touchent de près sa circonscription et les agriculteurs ou vignerons. Il motive la création de coopératives viticoles qui ont pour vocation de s´occuper des parcelles attaquées par le phylloxéra. Cette action permet de mutualiser les plantations selon un plan donné afin de dédommager les vignerons. Les pieds choisis sont d´origine américaine et sont greffés sur des souches allemandes.